Dans cet épisode, je vais te raconter ma reconversion en coach littéraire au travers de quatre étapes qui ont tout changé. C’est parti !

Pendant des années, je ne me suis pas écoutée.

Pendant vingt ans, même.

Je ne me suis pas écoutée quand j’ai choisi prépa scientifique alors que tout ce que j’aimais dans la vie, c’est écrire des livres. (Mais la sécurité de l’emploi, ma p’tite dame).

Je ne me suis pas écoutée toutes ces fois où je ressentais une émotion négative, et qu’au lieu de l’écouter, je mangeais (ça s’appelle la nourriture émotionnelle).

Ni le jour où j’ai compliqué inutilement mon premier roman, transformant mon beau projet en mastodonte invendable, et quand j’ai foncé tête baissée dans le deuxième au lieu de me demander ce qu’au fond de moi, je souhaitais réellement écrire.

Avant d’aller plus loin, je vais te planter le décor : En 2015, j’étais ingénieure à Paris, je souffrais de nourriture émotionnelle, et je n’avais jamais achevé un roman, et je ne parle pas de mon rêve de faire le tour du monde.

Six ans après, j’en ai écrit quatre, je suis coach littéraire, et j’ai fait le tour du monde. Et la nourriture émotionnelle n’est plus qu’un lointain souvenir.

Je vais te raconter les étapes, déclics qui ont fait que j’en suis là aujourd’hui, qui ont permis ma reconversion en coach littéraire et ma libération d’une addiction.

La première, ça a été d’écouter.

La deuxième, ça a été de faire semblant.

La troisième, ça a été de prendre des risques.

La quatrième, ça a été de prendre la lampe de spéléo et d’aller chercher au fond de moi-même.

Installe-toi confortablement, ça va être long, mais je pense vraiment que cet épisode peut t’apporter beaucoup de choses. C’est de loin le contenu le plus personnel que j’ai écrit depuis mes débuts de blogueuse en 2016, et je vais y parler de confiance en soi et de bienveillance comme je le fais régulièrement sur les réseaux, mais en te montrant ici l’impact énorme qu’ils peuvent avoir sur une vie entière… plusieurs, en fait. C’est parti !

L’étape 1 : écouter.

Mon histoire commence en 2016. Je suis ingénieure dans le nucléaire, et là, je suis assise dans le bureau de mon chef. Il y a quelques jours, je lui ai demandé un congé sabbatique pour faire le tour du monde, et il a accepté avec enthousiasme, mais précisé que la décision serait prise par sa hiérarchie. Et il m’annonce, tout désolé, que c’est non.

A ce moment là, il se produit une chose inattendue.

J’entends une petite voix en moi qui me dit : d’accord, alors je vais démissionner.

Je ne l’avais jamais entendue.

Il me faudrait un épisode entier pour te raconter de nombreuses choses que j’ai faites au lieu de chercher à écouter cette voix.

J’ai mangé plutôt que de ressentir les émotions négatives.

Ou encore, j’ai intégré une école d’ingénieur que je ne voulais pas parce qu’elle était bien classée, et cela a été un enfer.

J’ai voyagé comme une folle, le plus loin possible, le plus vite possible, au Brésil, au Laos, en Chine, parce que je n’aimais pas ma vie et il fallait que je m’en éloigne.

Je n’ai plus écrit qu’avec une guitare dans les mains, parce que j’avais abandonné mon rêve d’être écrivaine.

Mais ce jour-là, j’ai entendu la voix, distinctement. C’est mon premier souvenir de ma deuxième vie, celle que je vais te raconter dans cet épisode. Celle qui a commencé quand j’ai quitté mon parfait CDI en région parisienne pour enfin réaliser mes rêves.

J’aimerais, si tu veux bien, faire une petite pause pour comprendre pourquoi j’ai entendu la voix, ce jour-là.

Je ne l’avais jamais entendue avant car j’avais suivi ma raison. Il était raisonnable de choisir un métier d’ingénieure plutôt que d’auteure, de chercher du travail à Paris, de ne pas affronter ma peur d’écrire. C’était plus confortable. Tout comme manger plutôt que de ressentir la tristesse, la honte, le chagrin. Mais en 2016, cela fait deux ans que j’ai découvert l’écriture intuitive et la méditation. Tous les matins, j’écris une page et je médite. Au début, c’était très bizarre. Mais petit à petit, j’en ai pris l’habitude. Et il arrive que certains jours, les mots jaillissent seuls de mon stylo, comme s’ils ne passaient pas par mon cerveau et venaient directement de mon subconscient. C’est lui, la voix.

Et c’est ainsi que ma vieille idée de faire le tour du monde est ressortie. Aujourd’hui, je la vois comme une première graine, un message de la voix pour me dire que je ne devais pas être là, dans cette vie que je n’aimais pas.

Quant à la méditation, elle a eu un impact encore plus fort sur moi. Méditer chaque matin, c’était faire taire ce brouhaha dans ma tête, les analyses et les réanalyses de mon cerveau comme un vieux disque rayé.

C’était faire une pause où je pouvais être simplement moi.

Méditer et accéder à mon inconscient par le biais de l’écriture intuitive m’ont permis de mieux me connaître, de mieux me comprendre chaque jour, jusqu’au jour où je n’ai pas pu taire la voix.

Jusqu’au jour où mon cerveau qui gouvernait tout : ma carrière, mes loisirs, pourquoi je devais être au régime en permanence, etc, n’a pas pu parler plus fort que ma voix, qui voulait que pour une fois, je parte vivre mes rêves. Pas dans une attitude de fuite comme je l’avais fait en école d’ingénieur, mais avec plaisir et passion.

Pendant ce voyage, j’ai beaucoup discuté avec la voix. J’ai repris mon stylo et je ne l’ai plus quitté. J’ai aussi découvert que je souhaitais plus que tout être indépendante, et me suis promis d’y arriver un jour.

 

On passe à l’étape 2 si tu le veux bien.

Pour ça, on va faire le tour du globe et revenir en France, un an après mon retour. Mon tour du monde a été riche en écriture, et en apprentissages, et je suis revenue en France avec une certitude : je veux vivre de l’écriture. Je vais écrire le roman que je recommence éternellement depuis toujours et le publier. Un an après, nous sommes le 31 décembre 2018, et je fête Nouvel An dans une maison du Sud de la France. 2019 approche, mais je ne participe pas du tout aux festivités : j’approche de la fin de mon roman, et j’écris comme une folle. Je m’étais juré d’écrire ce roman en 2018, et il me reste quelques heures ! ça y est, j’ai terminé, je pousse un cri de joie. J’ai enfin achevé un roman. Il s’appelle Cri dans le Chaos.

L’étape 2, c’est ce point final car pour moi il résume tout. Bien sûr, après, il y a eu les corrections, un deuxième roman, l’envoi à des éditeurs … Mais ce point final m’a appris que j’avais la détermination, la force d’écrire un livre, même si je n’avais plus rien écrit de consistant depuis des années, même si je n’avais pas de travail au début du premier jet et je naviguais en pleine incertitude quant à mon avenir professionnel, même si je venais d’engloutir mes dernières économies dans une formation de prof de yoga – oui, je me cherchais !

A nouveau, j’aimerais voir avec toi comment j’en suis arrivée là.

Ce roman, Cri dans le Chaos, date de mon adolescence. J’y ai posé les premières briques de mon univers, un univers mi-futuriste mi-fantasy où la religion n’existe pas et est remplacée par des figures spirituelles féminines. L’univers a grandi avec moi, a explosé en consistance lorsque j’ai découvert Tolkien. Mais je n’ai jamais pu aller plus loin que les premières pages du roman. Je ne savais pas quoi écrire, comment bien écrire.

En 2015, alors que je n’écrivais quasiment plus depuis des années, l’inspiration fait irruption dans ma vie sous un déguisement inattendu : le jeu vidéo Starcraft II. Les monstres évolutifs, les héroïnes intrépides, l’univers complexe et passionnant réveillent la flamme et je me remets à mon roman. Mais je n’arrive toujours pas à rester motivée. Ce que j’écris me semble plat, insipide.

Lors de mon tour du monde, je publie des carnets de voyage sur mon blog. Et petit à petit, j’y prends goût, je quitte le genre du voyage pour m’amuser avec les mots. Les commentaires de mes proches et moins proches vantent ma « belle plume », disent que mes textes sont hypnotisants, qu’ils ont tout lu d’une traite. C’est alors que je réalise que je me trompe depuis le début. Quand on écrit une belle histoire, on n’a pas besoin de prêter attention aux mots. Si on s’amuse à écrire, si l’histoire nous plaît, les mots viennent tout seuls. Voilà pourquoi je bloque sur mon roman : le chapitre auquel je me suis arrêtée n’est pas passionnant du tout !

Pendant mon voyage, à Krabi, en Thaïlande, je discute avec celui qui partage aujourd’hui ma vie, et je lui parle de ce roman. Que c’est la seule chose qui me vient en tête quand je songe à l’après tour du monde. Quand je commence à lui planter le décor du livre, sa réponse est sans appel : Ecris ce livre, tu as des étoiles dans les yeux quand tu en parles. Tu dois le faire.

Je me jure d’écrire ce roman, et de retour de voyage, je me jure que le 31 décembre 2018, j’aurai fini le premier jet. J’ai des blocages, je teste toutes les méthodes de préparation de roman possibles. Mais je finis par y arriver.

Pour en arriver là, il y a donc eu ce déclic dû à mes carnets de voyage, mais il y a autre chose que j’aimerais te partager aujourd’hui.

Je n’écrivais plus depuis des années : par quel miracle ai-je trouvé la confiance de prendre le clavier jour après jour ?

La réponse est simple : j’ai fait semblant d’être une écrivaine.

Comment ça, fait semblant ?

C’est vraiment tout ce que j’ai fait : y croire. Je ne savais pas comment j’allais y arriver, mais je savais que j’allais y arriver. Alors j’ai fait semblant.

Je me suis répété chaque matin pendant un an que j’étais une écrivaine et que j’allais finir ce livre. Je me suis visualisée en train de mettre le point final et de sauter de joie. Chaque jour.

Après l’étape 2, j’ai fait pareil pendant un an pour dire que j’allais le corriger et être publiée. J’ai visualisé la couverture dans une librairie, mon premier contrat d’édition.Puis pour écrire le deuxième et le troisième.

Et un jour, je suis tombée sur un concours de pitchs qui débouchait sur une publication en maison d’édition, j’y suis allée sans pression aucune parce que je n’avais pas de manuscrit derrière, et j’ai gagné.

Je ne suis pas en train de te dire que les affirmations positives sont indispensables pour réussir. Il me faudrait un épisode entier pour parler du pouvoir de la visualisation, mais pour moi il s’agit d’un formidable accélérateur pour enchaîner les réussites dont je parle dans l’épisode 1 du podcast.

Ce que je veux te dire, c’est que notre cerveau croit nos mensonges. Si tu t’es persuadée qu’écrire était difficile et qu’être publiée quasiment impossible, ça a beaucoup plus de chances de t’arriver que si tu fais comme moi.

 

On va passer à l’étape 3 de ma reconversion en coach littéraire : prendre des risques.

Je t’ai parlé de ma décision d’être indépendante lors du mon tour du monde. A mon retour, au bout de plusieurs mois, je finis par chercher à nouveau un travail d’ingénieure car je n’ai aucune idée de comment me lancer. Entreprendre me semble voué à l’échec et vivre de l’écriture un rêve inaccessible.

Alors je continue à documenter sur mon blog, mes aventures d’écrivaine en herbe, mes corrections, mes conseils, notamment grâce à ma participation à des communautés d’écrivains en ligne, à la relecture des manuscrits d’autres auteurs. Mais il me semble impossible de vivre un jour de cette passion, et je continue à aller travailler tous les matins sans me poser de questions. Je me dis que d’ici 3-4 ans, je serai peut-être publiée, et à ce moment-là, je pourrai enseigner la démarche à d’autres auteurs. Mais en attendant, je n’ai aucune légitimité pour le faire.

En cherchant des podcasts à écouter, je tombe par hasard sur celui d’une entrepreneure, Safia Gourari. Le podcast s’appelle Build Yourself. C’est la révélation : elle n’était pas plus expérimentée que moi, elle avait un blog comme moi, et elle a pu lancer son entreprise. Elle parle aussi du pouvoir de la visualisation. Et si tout ce que j’ai fait pour mon livre, je pouvais le faire pour créer une entreprise ? Dans ma vie, il y a aussi eu un avant et un après Build Yourself. Je commence à me renseigner, à mettre en œuvre les conseils de Safia pour faire connaître mon site.

Et la suite, tu la connais peut-être si tu me suis : le confinement de mars 2020 fait passer mon groupe Facebook de 30 à 1000 personnes et met un coup d’accélérateur à mes projets d’accompagnement.

Je lance mes premières formations pour écrire un livre, et me jette à l’eau pour proposer un programme de coaching. Si je me sentais légitime ? Non, toujours pas. C’est une coach, Oriane (je te mets un lien dans les notes du podcast) qui a enfin le mot pour me débloquer : Tu es légitime, Ingrid, sinon tu n’aurais pas eu l’idée.

Le coaching est une révélation pour moi, voir à quel point je peux rebooster des auteurs, les donner confiance, avec un petit appel d’une heure. Parfois, il suffit d’un mot de ma part, d’une question, ou d’une action des coachés pour qu’ils repartent abattre des montagnes. 7 personnes rejoignent le coaching pour un an dans le mois suivant sa création ! C’est ce que je veux faire de ma vie. C’est mon ikigai.

L’une de mes coachées, Stéphanie, termine son premier jet en quelques mois avec seulement 3-4 heures par semaine pour écrire. Une autre, Elodie, envoie son manuscrit à un concours alors qu’elle démarrait tout juste en rejoignant le coaching … bref, je pourrais t’en parler pendant des heures, alors venons-en à l’étape 3 : c’est ce jour de juin où je dis à mon conjoint que je commence à manquer de temps pour gérer tout cela à côté de mon travail salarié, et qu’il me répond : est-ce que tu veux quitter ton travail ?

La petite voix se manifeste à nouveau. Oui, je veux. Je ne veux plus « attendre » de me lancer, je veux le faire maintenant.

Je ne savais pas si j’obtiendrais une rupture de contrat, si d’ici quelques mois mon entreprise me permettrait de vivre Je ne savais pas quand ni comment j’allais partir, mais une chose était sûre : j’allais le faire.

C’est de loin le plus gros risque que j’ai pris de ma vie.

 

J’étais terrifiée. Moi qui n’avais jamais vraiment investi dans mon projet d’entreprise, je me suis inscrite à un accompagnement pour entrepreneures, puis à un deuxième car j’avais une peur bleue de faire des erreurs, et je ne pouvais pas me le permettre. Puis j’ai mis en place les conseils de ces accompagnements en un temps record. Mes deux derniers mois de salariat, j’ai travaillé comme jamais. Quand un échec survenait, je devais l’analyser, en tirer des conclusions, et vite. Pas le temps de me décourager. Je n’avais pas le choix : cela devait marcher.

Toutes ces actions, j’en récolte encore les fruits aujourd’hui. A l’heure où je te parle, mon entreprise me permet de vivre. Parce que j’ai pris des risques.

J’aime beaucoup cette citation de mon formateur en coaching, David Key : L’inconfort est le prix d’une vie qui a du sens. Pour lui, mener une vie qui a du sens implique forcément des sacrifices, des risques. Et d’après lui, les choses qui nous font peur … sont justement celles qui nous tiennent à cœur ! C’est exactement ce qui s’est passé pour moi.

Prendre des risques a tout changé. Si j’avais écouté ma peur, celle de me planter ou de manquer d’argent, je ne serais pas ici à vivre de ma passion. Je ne passerais pas mes dimanches après-midi à tourner en rond parce que je suis trop impatiente d’être au lundi pour retrouver mes coachés. Je ne déclarerais pas fièrement que mon métier, c’est aider des gens à écrire un livre (le livre de leurs rêves, plus précisément).

 

Venons-en maintenant à l’étape 4.

Contrairement aux autres, j’ai du mal à mettre le doigt dessus. Parce qu’elle est encore en cours, et pour encore un certain temps, je crois. J’ai donc choisi le jour où je me suis inscrite à un coaching pour mieux utiliser Instagram, avec Kweency (que je remercie énormément, en passant).

Nous parlons de mes projets, de mon message sur la confiance en soi qui est au cœur de tous mes contenus et prestations. Elle me demande alors : « pourquoi la confiance en soi ? »

Je bloque complètement, et bredouille une réponse. C’est vrai ça, pourquoi la confiance est-elle si importante pour moi ?

Le roman que j’écris actuellement, Eclipse, parle d’une jeune femme qui se déteste et n’a aucune confiance en elle. Elle s’auto-détruit constamment mais parvient petit à petit à changer son destin en infiltrant un gang de rebelles. Il est complètement autobiographique, à part que l’univers est imaginaire et que j’ai remplacé mes troubles du comportement alimentaire par la scarification. Mais … quel est le lien entre l’autodestruction et la confiance en soi ? Pourquoi je tiens tant à parler de ça ?

Je fais alors le lien avec l’autre livre que je suis en train d’écrire, sur la nourriture émotionnelle. L’éditrice et ma co-auteure, Marie, m’ont parlé de vulnérabilité. Plus je me montrerai vulnérable dans ce livre, plus la lectrice s’identifiera.

Pourquoi je n’arrive pas à me montrer vulnérable ? Kweency utilise les mêmes mots que ma coauteure : elle me parle de distance. Je mets de la distance entre moi et la personne qui me lit. Pourquoi ?

Dans la réponse que je bredouille à Kweency, un mot surgit : la solitude.

Je n’ai jamais eu confiance en moi de ma vie, parce que j’avais peur d’être seule. Essayer, oser, c’est risquer de déplaire, de se retrouver seule.

Or, écrire c’est être seule. Face à la page blanche – tiens, voilà pourquoi j’écrivais uniquement avec une guitare dans les mains avant d’affronter mon premier roman.

Seule face à mon miroir, qui me renvoyait une image que je n’aimais pas.

Seule face à une émotion désagréable : je préférais manger plutôt que de la subir.

Et je me retrouverais seule, si je me montrais vulnérable. J’ai peur de partager, dans les livres ou sur les réseaux, mon histoire, les thèmes qui me tiennent le plus à cœur, ceux dont je suis le plus fière, parce que c’est mes tripes, c’est moi. J’ai peur de déplaire, d’être rejetée. D’où me vient cette peur ? Je ne sais pas, mais maintenant je la connais, et je décide de l’affronter.

Le jour où j’ai compris ça, j’ai commencé à me montrer.

Je prends la lampe de spéléo, et je vais chercher au fond de moi-même.

Mon livre sur la nourriture émotionnelle change du tout au tout. Je raconte mon histoire, mes émotions, l’impuissance face à une addiction, la honte. Ça change tout !

Dans mon roman, Eclipse, des passages sortent droit de mes tripes. Je libère ma colère, des sentiments de trahison, de haine, que je pense n’avoir jamais ressentis de ma vie. Ça y est : j’ai l’impression d’écrire vraiment, sans me censurer. D’être une écrivaine.

Sur Instagram, j’ose enfin me montrer et partager ce que j’ai de plus personnel : mon tour du monde. La visibilité de mon compte explose.

Je change ma façon de coacher. J’encourage mes coachés à aller chercher ces émotions, puiser au fond d’eux-mêmes pour mieux écrire. A écouter la voix. C’est incroyable. L’une de mes coachées, Christelle, écrit un témoignage poignant sur l’accompagnement de sa mère en fin de vie, et je réalise qu’elle m’a choisie, moi, pour l’aider dans ce projet, et que ça fonctionne bien. Parce que maintenant je sais, ou en tout cas je commence à prendre la lampe de spéléo, et aller chercher au fond de moi-même.

Ecouter la voix, faire semblant d’y arriver, prendre des risques : chacune des étapes est nécessaire pour arriver à ce stade-là.

Je décide alors de te les partager, et j’écris cet épisode. Je ne te cache pas que j’ai la boule au ventre en l’enregistrant. Mais je sais que c’est là que je dois aller. D’ailleurs, j’ai une petite anecdote à ce sujet. Si tu es comme moi et que tu aimes les signes, elle va te plaire. L’héroïne d’Eclipse s’appelle Hoda (elle figure déjà dans deux de mes romans). Je savais que c’était un prénom d’origine arabe mais n’avais jamais regardé sa signification.

Sa signification, c’est la voie. V O I E. Je ne sais pas si c’est mon inconscient qui l’a choisi, mais je sais que je suis sur le bon chemin. Et j’espère qu’avec cet épisode, je t’ai aidé à faire quelques pas aussi, en direction de tes rêves.

 

Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode un peu atypique et très personnel. S’il t’a plu, s’il t’a parlé, ou aidé à mieux te comprendre, ou à mieux écrire, je te serais très reconnaissante de me laisser un avis, ou de venir m’en parler sur instagram !

Les liens :

Oriane Orwsome.com

Safia Gourari / Build Yourself