J’ai récemment lu Comme par magie, de Liz Gilbert, un très beau livre sur la créativité et sur l’expérience d’écrivaine de Liz que tu dois connaître grâce à son livre Mange prie aime qui a été un bestseller international ! Dans cet épisode, j’aimerais te partager 5 leçons que j’ai tirées de la lecture de cet ouvrage. Si ce format te plaît, n’hésite pas à me le partager car j’ai de nombreuses pépites à te faire découvrir ! Bon épisode !

1. Les idées voyagent. Comme par magie !

La première leçon et la plus belle image du livre selon moi est la suivante : les idées voyagent. Liz voit les idées comme un monde superposé au nôtre : parfois une idée se présentera à nous, mais nous devons l’écouter et la saisir pour éviter qu’elle ne s’en aille ! Elle donne d’ailleurs un exemple stupéfiant : elle cite l’écrivaine Ann Pratchett ainsi qu’un projet de roman qu’elle, Liz Gilbert, avait il y a quelques années, sur le projet d’une jeune femme en Amazonie. Elle raconte comment finalement le livre ne s’est pas fait, mais que sans qu’elle en ait parlé à Ann, cette dernière a eu une idée qui y ressemblait carrément et a écrit le livre correspondant. C’est ce qu’elle appelle la Grande Magie !

comme par magie extrait

Liz conclut que pour elle, on n’est pas un génie, mais on peut en avoir un !

J’ai beaucoup aimé cette image. De nombreux auteurs en herbe me disent sur les réseaux qu’ils n’ont pas de talent, d’inspiration … mais pour moi, l’inspiration est un peu comme la petite voix intérieure dont je parlais dans l’épisode 5 : l’écouter s’apprend.

comme par magie extrait

 

2. Tu n’as pas besoin de demander la permission d’écrire.

Cette formulation peut sembler un peu étrange, et pourtant elle a fait écho en moi. Malgré mon travail de coach, les livres que j’ai écrits, je crois que j’avais tendance, inconsciemment, à encore considérer qu’un « vrai » écrivain, c’était Victor Hugo et Emile Zola, mes idoles. Lire que Liz me donnait la « permission » d’écrire dans Comme par Magie m’a permis de comprendre que j’en avais peut-être encore besoin, quelque part dans mon for intérieur. Et je pense que tout écrivain en herbe, constamment assailli de doutes, en a besoin à un moment de son parcours.

C’est d’ailleurs un moment qui arrive avec chacun des membres de ma communauté, les Explorauteurs. Lorsque je leur demande s’ils se sentent « écrivains », malgré le fait que certain.e.s écrivent depuis des années, la réponse est invariablement non. Et le remède dans ce cas ? Répéter « je suis écrivain », autant de fois que nécessaire. Je consacrerai certainement un épisode entier au pouvoir de changer cet état d’esprit quand on écrit ! Mais en attendant, tu peux essayer de dire « je suis écrivain ».
Pour finir, comme Liz, j’aimerais te donner la permission d’écrire. Et d’écrire absolument ce que tu veux !

3. On peut écrire pour le plaisir et sans raison.

Ce n’est pas vraiment une leçon, car j’en ai fait mon mantra : l’écriture doit avant tout être un plaisir. Si tes sessions d’écriture sont synonyme de retard, de nombre de mots à rattraper, de frustration, de déception … je te conseillerais de changer d’approche et de réécouter le premier épisode de ce podcast !

4. Persévère si tu veux être publié.e.

Liz, quand elle était jeune écrivaine, a fait voeu de livrer sa vie à l’écriture. J’ai adoré lire ça, même si je ne te conseille pas forcément de faire pareil ! Mais les exemples de Liz ont encore renforcé ce que je pensais de la publication en maison d’édition. Parmi mes collègues écrivains, tous ont fait preuve d’une persistance sans pareil jusqu’à leur publication. Certains ont vu leur manuscrit refusé vingt fois, trente … avant de trouver une super maison d’édition qui les a publiés. La seule exception qui confirme cette règle, c’est Tiphs dont nous avons parlé dans l’épisode précédent. Tous les autres ont vécu un parcours du combattant avant la publication.

Elle conseille également de se jeter à l’eau et d’envoyer son manuscrit, car c’est la première étape du processus ! Si j’avais attendu que mon premier roman soit parfait comme je l’entendais avant de l’envoyer à des éditeurs, je serais encore en train de le corriger, quatre ans après. Au lieu de cela, j’en ai deux qui seront bientôt publiés !

Elle cite dans Comme par Magie un exemple qui m’a fait un bien fou : une éditrice qui a lu une de ses nouvelles sans la retenir, puis à qui elle l’a soumise une deuxième fois, quelques années après, et qui a adoré. Hé oui, les éditeurs sont humains ! Un refus ne doit pas être pris personnellement : comme le dit Liz, la première fois, l’éditrice avait peut-être passé une mauvaise journée !

comme par magie extrait

5. La confiance et le positif changent tout !

comme par magie liz gilbert

Je suis très heureuse de terminer sur cette cinquième leçon, car Liz va encore plus loin que l’approche dont je t’ai parlé dans le premier épisode du podcast. Elle cite notamment de travailler dans une « joie obstinée ». D’arrêter de s’imaginer qu’il faut aller mal pour écrire, et au contraire de cultiver un état d’esprit positif : comme elle le dit, l’oeuvre veut être créée par toi !

Son exemple est à nouveau édifiant car elle cite une de ses nouvelles qu’elle avait envoyée au magazine Esquire. Ils l’ont acceptée à condition qu’elle en supprime une bonne partie. Liz aurait pu être froissée comme de nombreux auteurs débutants lorsque l’on parle de toucher à leur bébé ! Mais elle leur a fait confiance et a choisi de voir le positif : une occasion d’être publiée dans un grand magazine. Résultat, cette nouvelle a été un énorme coup d’accélérateur pour sa carrière. Grâce à son état d’esprit positif.

Et voilà, il a été difficile pour moi de choisir quoi retenir de cet ouvrage car je l’ai trouvé génial. N’hésite pas à me laisser un avis pour me dire ce que tu as pensé de ce nouveau format et si tu aimerais que je te parle d’autres livres !

 

Pour aller plus loin :

Comme par Magie


La motivation pour écrire ne sert à rien – Podcast 1, l’épisode de podcast dont j’ai parlé dans l’article

 

Les extraits cités appartiennent à Liz Gilbert. Tous droits réservés.