Hello, collègue écrivain ! Voici le deuxième épisode de notre saga de l’été. Si tu n’as pas écouté le premier, par ici !

Le plus grand livre du monde, ta saga de l’été : épisode 2

7 avril 1899

Après avoir arpenté un long chemin sinueux, j’arrivai au sommet d’une colline offrant un magnifique point de vue sur Victoria Peak 

Sauvage et indomptée, la garrigue s’étendait devant moi. L’absence de verdure de cette végétation me laissa supposer que la pluie ne s’était pas manifestée très souvent ces dernières semaines. 

La matinée était bien entamée et pourtant la brume, habituelle compagne du lever du soleil avait décidé de se montrer plus longtemps. Elle formait un voile sur la baie, offrant ainsi une couleur laiteuse à la mer. Aujourd’hui ce bleu semblait délavé.

Au loin, les collines aux sommets anguleux se distinguaient à peine sur l’horizon.

Les bateaux, posés ici et là sur les flots étaient si petits que j’imaginais qu’un pélican pourrait en cacher un dans son jabot sans difficulté.

 

Soudain, une poigne de fer lui saisit le bras et la tira en arrière. 

“Attention, my lady”, déclara une voix masculine.

Jane se retourna, le cœur battant la chamade. C’était Edward. Mais comment avait-elle pu trébucher ? Elle s’écarta de lui et se redressa. 

“Je vous remercie, j’ai bien manqué de tomber !”

Edward hocha la tête et sourit, avant de gagner sa place en bout de wagon.

Le tram finit par arriver au Victoria Peak et Jane se précipita à la barrière pour admirer le panorama. Une brume cotonneuse mordait les collines du continent, surplombant la mer gris acier. En contrebas, la jeune femme distinguait quelques voiliers naviguant en direction du port. A cette hauteur, ils lui paraissaient si petits qu’une angoisse lui serra le ventre à l’idée de monter à bord.

Le vent salé secoua les mèches éparses de la jeune femme. Mais ses jambes tremblaient encore suite à l’incident du tram, et elle décida de rentrer à l’hôtel.

Après quelques jours de réflexion, Jane choisit d’accepter l’invitation d’Edward. 

Elle s’amusait elle-même de combien elle avait changé en une année, après quelques mois de voyage. Dans son ancienne vie à Londres, elle n’aurait jamais accepté pareille proposition d’un inconnu. A Hong Kong, cependant, cela lui semblait naturel, elle trouvait la société moins clivée qu’en Angleterre. Pendant ces quelques jours elle avait eu quelques conversations avec des inconnus, notamment son voisin dans le tramway retour du Victoria Peak. Il parlait un anglais parfait, et lui avait expliqué l’histoire de sa construction, une prouesse qui venait de s’achever. Elle avait beaucoup appris en quelques minutes avec cet homme, bien plus que dans les livres qui l’avaient accompagnée durant son trajet sur la mer de Chine.

 

C’était une belle journée à Hong Kong et un ciel azur envahissait les fenêtres.

Elle avait préparé un sac pour la journée qui trônait sur le lit de sa chambre, à côté d’une ombrelle écru. Elle jeta un oeil au miroir et renonça à arranger les quelques mèches brunes qui s’étaient échappées de son chignon. Au soleil, ses yeux noisette prenaient une teinte caramel et ses taches de rousseur se multipliaient.

 

Quelques minutes plus tard, elle était dans une voiture à destination du port de Central d’où partaient les ferrys à destination de Macao, de l’autre côté de la baie de Hong Kong. La rivière des Perles qui venait de Chine se jetait dans la mer à Canton en suivant un delta triangulaire dont les pointes étaient Canton au nord, Hong Kong à l’est et Macao à l’ouest. Jane était impatiente de traverser la baie car elle comportait de nombreuses îles où vivaient encore nombre de pêcheurs hakkas – l’ethnie chinoise peuplant Hong Kong. Le terminal du ferry était voisin du port.

Une foule se massait dans le hall, dans un vacarme de voix en chinois, portugais, anglais. Edward la rejoint rapidement, il avait déjà acheté les billets de ferry. Ce dernier s’avéra être un bateau tout de bois ciré aux fenêtres ouvertes par lesquelles s’engouffrait le vent de la mer.

 

Macao fut un enchantement.

Elle n’était jamais allée au Portugal mais crut Edward sur parole quand il lui assura que les petits pavés prenant des motifs géométriques rappelaient Lisbonne. Il l’emmena dans une maison Chinoise qu’il qualifiait de joyau d’architecture. Ils se promenèrent dans les petites ruelles où se mêlaient les inscriptions en chinois et en portugais, ombragées d’arbres gigantesques, en discutant de leurs voyages. 

Le jeune homme avait un parcours de vie particulièrement surprenant : au départ marin sur les transatlantiques, il s’était passionné pour la ville de Boston qui lui avait rappelé des réminiscences de son passé lointain. Il s’y était installé pour travailler dans les pubs du quartier irlandais, tout en cherchant des indices au sujet de ce qu’Edward avait appelé “flashes” – mais Jane n’osa pas s’enquérir à ce sujet. Un jour, il avait appris qu’un oncle lui laissait un héritage confortable. 

Or, il ne se rappelait pas l’avoir déjà rencontré.

Lorsque Jane chercha à en savoir plus, Edward éluda ses questions. Mais il décida de profiter de ce cadeau : sans cesser de travailler, il traversa les Etats-Unis à destination de San Francisco où il prit le premier bateau pour le port de Singapour. Cette ville, plus que les autres, l’avait toujours fasciné et il comptait bien découvrir pourquoi. Il travailla quelque temps dans la cuisine d’un grand restaurant avant de reprendre le large pour sillonner l’Asie, qu’il aimait beaucoup.

Jane était à la fois émerveillée et inquiète devant tant d’aventures. Elle n’avait pas encore réfléchi à ce qu’elle ferait à son retour. Sa première idée était de rentrer en Angleterre et aider ses parents à la maison car ils connaissaient quelques difficultés financières. Il ne se passait pas un jour sans qu’elle ne pense à sa pauvre mère débordée de travail. 

En toute logique, elle devait se marier. Ses parents ne lui avaient néanmoins pas imposé de prétendant, et elle les remerciait infiniment pour cela. Elle ne se voyait absolument pas mariée. Ce n’était pas le cas avant son départ, cela l’était encore moins aujourd’hui !


Edward lui fit soudain signe devant un bâtiment de brique rouge surmonté d’un signe « Pasteleria ».

Une des fameuses pâtisseries portugaises dont il lui avait parlé. Ils s’attablèrent devant la fenêtre,  ouverte sur la petite placette ensoleillée qui rappelait le sud de l’Europe. Peu après, une petite dame vêtue d’un tablier blanc leur apporta deux tasses de café noir. Jane sourit intérieurement, elle avait oublié qu’en Europe, mis à part dans son pays d’origine, c’était le café qui dominait. S’ensuivit une assiette de pâtisseries tout juste sorties du four et saupoudrées de sucre. Il y avait de petites tartelettes, de curieux sablés blancs comme la neige, et des flans ronds entourés de pâte feuilletée, et le tout dégageait un fumet divin. Son ami lui désigna ces derniers : « Pastéis de nata », déclara-t-il. « Tout chauds, je pense que cela va vous plaire. »

 

Jane attendit patiemment qu’il fasse le service, répartissant les pâtisseries sur leurs assiettes. Elle goûta aux pastéis en premier. C’était un délice, la douceur du flan aux oeufs et au sucre se mariant à merveille au craquant de la pâte feuilletée. « Ils sont encore meilleurs à Lisbonne, précisa Edward, mais ceux-ci sont vraiment délicieux. Vous pouvez en trouver à Hong Kong également, dans une maison de thé de Central.

– Vraiment ?

– Oui, c’est d’ailleurs étrange car c’est une maison de dim sum. J’aime particulièrement leur nom : Lin Heung Teahouse, qui signifie “lotus parfumé” alors que ce n’est pas le cas de la rue où elle se trouve ! Mais c’est la plus ancienne de Hong Kong. »

Jane sourit poliment et se promit de visiter Lin Heung Teahouse le lendemain même.

 

Evidemment, c’était celle-ci. Après avoir arpenté les ruelles tortueuses de Central qui s’élançaient sur le Victoria Peak, elle finit par dénicher cette vieille maison à la devanture de vieux bois, et à entrer. Une armée de serveurs y virevoltait autour de tables recouvertes d’une nappe blanche. Elle s’installa à l’une d’elles, qui lui parut immense. Alors qu’elle goûtait au sempiternel thé vert en admirant les murs de bois verni, elle vit s’approcher une grand-mère chinoise qui semblait sortir de la cuisine et la dévisagea de ses yeux pénétrants.

 

« Lady Hami’ton ? » prononça-t-elle avec un fort accent.

 

Comment l’avait-elle reconnue ? Un nouveau mystère, qui s’ajoutait à la longue suite de mystères relatifs à son voyage. Elle se vit remettre l’habituelle enveloppe cachetée d’un emblème X orné de fleurs.

 

« Rendez-vous là où se trouve le plus grand livre du monde, le 19 mai 1899 »

 

Pourquoi n’était-elle pas surprise ? L’énigme se poursuivait encore et encore, et pourtant elle ne ressentait aucune déception.

 

La jeune lady contempla sa tasse de thé vert d’un air absent.

 

Un an auparavant, on lui avait annoncé que son grand-père adoré était mourant en Indochine, où il possédait des plantations de thé. 

Le notaire était venu la rencontrer avec ses parents. Le vieil homme leur avait expliqué que la dernière volonté de son aïeul tant aimé était qu’elle se rende au meilleur restaurant italien de Little Italy à New York, où il avait passé quelque temps. Une enveloppe était prête pour elle, contenant largement de quoi payer le voyage. 

Jane, qui n’était jamais allée aussi loin, avait accepté, non sans se sentir coupable de partir avec le chèque alors que ses parents connaissaient des difficultés financières. Elle avait été enchantée de prendre le transatlantique Oceanic au port de Southampton et de débarquer au milieu des immeubles de Manhattan, mais pensait rester moins d’un mois sur place et rentrer ensuite dans la campagne anglaise. 

Au restaurant Giovanni e Fratelli de Little Italy, un vieil Italien attablé dans un coin s’approcha d’elle et lui demanda si elle était la signorella Hamilton avant de lui remettre une enveloppe, comme celle du notaire, portant les mots « Rendez-vous à Chicago, où l’on trouve le plus grand immeuble au monde ». Et un chèque similaire au premier.

 

Cela avait été un choc pour elle.

Son voyage ne prenait pas fin à New York, mais se poursuivait vers l’ouest ! Alors qu’elle pouvait rentrer en Angleterre afin d’aider ses parents à la maison ! Après avoir beaucoup hésité, et passé de nombreuses heures dans les cafés new-yorkais à peser le pour et le contre, elle était partie.

 

L’immeuble le plus haut au monde était le Home Insurance Building à Chicago. Le meilleur café de Salt Lake City se dégustait à la Salt Lake Roasting Co, et le plus ancien conducteur de cable car à San Francisco s’appelait Reginald et ils conversèrent durant tout le trajet qui mena Jane à travers les collines de la ville. 

C’est là que Reginald lui avait parlé du meilleur bain thermal de Tôkyô. Onsen, avait-il précisé, sérieux comme un pape. Mais il ne pouvait répondre à aucune de ses questions à ce sujet.

Elle avait cru à une plaisanterie.

Le Japon ? L’Amérique, c’était une chose, mais comment allait-elle se rendre là-bas ? Communiquer ? Loger et se nourrir ?

Puis la tentation de l’aventure avait pris le dessus, et Jane avait embarqué, le coeur battant, sur un paquebot à destination de Yokohama.

Elle avait fait le plein de livres sur le Japon, échangé avec la moitié des passagers du paquebot. Jane, qui n’était jamais sortie d’Europe, avait appris quelques mots de japonais, était devenue experte en mimes, et d’autres sujets. Comment traverser les rues sales de Chicago sans salir sa robe à volants, comment s’adresser à un Japonais sans faire de faux pas… Elle avait noirci des pages et des pages avec ses souvenirs, observations et plats dégustés, écrivant dès qu’elle le pouvait.

Mais elle ne savait toujours pas pourquoi. Sûrement une folie de son grand-père (ses parents lui avaient juré n’y être pour rien). Elle l’avait peu croisé dans sa vie car il était toujours à l’étranger, mais depuis son enfance, elle l’adorait. 

Parfois, elle se demandait vraiment s’il avait prévu une fin à ce périple, ou pire, si par malheur il n’était pas déjà décédé, vu que les lettres mettaient une éternité à arriver. 

La jeune lady sourit. Peu importe si elle devait continuer à voyager pendant quatre ans sans savoir pourquoi. Elle adorait son aventure et était reconnaissante à son grand-père (et aux autres personnes impliquées dans le complot) de lui offrir autant de découvertes.

 Destination le plus grand livre du monde, donc.

 

Un soir, au coucher du soleil, Jane s’était attablée devant la fenêtre de l’hôtel Hong Kong avec un thé. Elle relisait pour la cinquantième fois la dernière missive. 

Deux nouveautés la distinguaient des précédentes : une date précise, et l’omission du pays et de la ville. Le mystère s’épaississait.

 

Elle avait un mois pour trouver et ne savait pas du tout par où commencer.

 

Son estomac grogna. Jane se leva, cueillit sa veste gris souris sur le portant de sa chambre, et sortit de l’hôtel. Indécise, elle observa l’agitation de la rue. 

Elle se retrouva dehors, seule, et traversa la rue pour longer la mer. Le vent secouait les mèches de cheveux échappées de sa coiffure. Elle se dirigea vers le port. Le plus grand livre du monde planait comme un fantôme dans ses pensées dispersées, son voyage, son avenir.

 

Arrivée près du port, Jane se rapprocha de la promenade qui surplombait la baie et observa les jonques et paquebots qui dansaient une lente valse sur les flots. Soudain, elle aperçut une silhouette familière surmontée d’un chapeau haut-de-forme qui se frayait un chemin dans la foule en direction du Star Ferry.

« Edward ? » murmura-t-elle. C’était presque comique de le voir se hâter alors que le ferry partait et que l’équipage s’agitait. Une corne de brume retentit. Edward finit par monter à bord de justesse. Jane fronça les sourcils. Il venait de la même direction qu’elle, mais elle ne l’avait pas vu.

Jane secoua la tête, et posa à nouveau son regard sur la baie que la nuit encrait petit à petit. Elle était si perturbée par sa dernière mission qu’elle en avait presque oublié leur rencontre. C’était grâce à Edward qu’elle avait trouvé le meilleur dim sum de la ville et qu’elle en était là. Elle se sentit pleine de reconnaissance pour cet étranger qui l’avait aidée dans son voyage.

 

A la réflexion, il n’était pas le seul.

A San Francisco, un Portugais lui avait offert son aide pour visiter la ville avant même qu’elle ne le demande. Elle l’avait écouté, ébahie, raconter ses voyages à Rio de Janeiro, parler de la samba et des esclaves, des plantations de café… un monde dont elle ignorait tout ! Elle l’avait perdu dans la foule avant de pouvoir lui donner ses coordonnées.

 

De la chance, ou du hasard. Son périple en avait été parsemé. Jane réalisa d’un coup ce que cela signifiait : malgré ses recherches, les réponses aux énigmes lui avaient souvent été apportées par des rencontres, des évènements. Edward en était le parfait exemple, le fruit d’une rencontre, du hasard, et de sa décision à elle de le suivre à Macao, de lui faire confiance. « J’en ai appris des choses pendant ce voyage », se dit-elle intérieurement, « mais celle-ci est la plus importante : il faut se fier au destin. »

 

Ce n’était pas dans les livres qu’elle allait trouver ce qu’elle cherchait.

C’était en faisant ce qu’elle avait fait depuis le début du voyage : explorer, rencontrer, vivre !

 

En plein dans ses réflexions, elle n’avait pas remarqué qu’elle était arrivée près de la cathédrale St Johns aux pierres ocre, qu’éclairaient quelques lampes çà et là. Elle se dirigea vers les ruelles tortueuses de Central. La Lin Heung Teahouse était encore ouverte à cette heure tardive, et Jane décida d’y souper. Elle dînait rarement après sept heures mais à Hong Kong, le seul horaire qui avait de l’importance était celui de l’instant présent. L’animation était la même qu’en pleine journée, et elle se fraya un chemin entre les tables bondées et les serveurs en costume.

Elle commanda différentes sortes de raviolis farcis, en prononçant leur nom chinois, qu’avec l’habitude elle était parvenue à retenir, ainsi que des nouilles sautées aux légumes. Un vacarme assourdissant régnait : on s’esclaffait, hélait les serveurs, parlait bruyamment en cantonais. Soudain, elle remarqua une figure familière au fond de la salle : Mary, une amie d’Emily, au milieu d’un groupe de Chinois et d’étrangers.

Elle se dirigea vers la table et Mary, qui l’avait vue, fit signe aux serveurs.

 

« Chers amis, voici Jane. Une voyageuse très intéressante, déclara Mary l’air malicieux avant de faire les présentations. Mr Chen, que vous adorerez, chère amie, car il connaît Hong Kong comme sa poche, Mr Yeoh, Mrs Tull … »

 

Jane hésita. Il était très tard et elle n’avait pas très envie d’arpenter les rues de Hong Kong en rickshaw la nuit tombée. Elle fut rapidement rassurée par Mary, qui lui dit se rendre à côté du Hong Kong Hotel.

 

Ce fut une soirée mémorable. Elle conversa, rit beaucoup et goûta à des alcools locaux – après s’être assurée que Mary faisait de même ! Le groupe parla de voyages, de coutumes hongkongaises, de l’Europe si lointaine, de nourriture, de l’opium omniprésent dans l’actualité et les conversations, de politique … alors que les heures s’écoulaient.

 

A gauche de Jane, Mr Yeoh était plus discret que les autres membres du groupe, c’était un Hongkongais au visage très fin, vêtu d’un costume du plus pur goût anglais. Alors que le débat portait sur l’opium et l’impact sur le commerce, Mr Yeoh jeta un regard malicieux à Jane et lui demanda :

 

« Où allez-vous après Hong Kong, très chère ? »

 

Evidemment. La jeune lady fit ce qu’elle pouvait pour masquer son trouble et répondit d’un ton évasif : 

« Je pense continuer mon voyage, mais n’ai pas encore choisi la prochaine destination.

 

– Je vois, fut la réponse de son voisin. Il est incroyable que vous puissiez voyager ainsi dans le monde entier, sans quitter l’Angleterre. » enchaîna-t-il avant de sourire de toutes ses dents. Jane ne sut quoi répondre. Cette dernière phrase était chargée du poids de la présence anglaise à Hong Kong et elle se rappela qu’elle était ici une étrangère. Elle rougit légèrement et renonça à argumenter. Soudain, la conversation prit un tour incongru.

 

« C’est comme la guerre en Birmanie, décréta un jeune Anglais nommé Lord Higgins, ce pays semble receler de merveilles, temples, pagodes, … mais il est presque impossible de quitter la zone anglaise, que l’on appelle Basse-Birmanie. La Haute-Birmanie, qui semble être un joyau, est très compliquée d’accès car la guérilla est encore …

– Pardonnez-moi, est-ce en Haute-Birmanie qu’ont été gravées toutes ces stèles ? l’interrompit Mary. Comme un très grand livre ?”

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