Voici la suite de l’épisode Cindy Van Wilder : Ecrire avec les tripes et conseils aux jeunes auteurices : nous parlons d’écrire avec les tripes et sur des thématiques fortes, et des conseils de Cindy aux jeunes auteurs.

Les thématiques fortes que Cindy aborde dans ses romans

Ingrid: [00:14:53] Justement, vu qu’on parle de ce que tu as en tête en écrivant, tu écris sur des thématiques très fortes, je trouve, surtout pour du Young Adult finalement, ou en tout cas particulièrement dans ce genre là. Tu parles de diversité, de harcèlement, de grossophobie et je pense que j’en oublie. Et pourtant, ce n’est pas au détriment des intrigues qui sont très intéressantes, des personnages qui sont bien développés pour en avoir lu quelques uns. Est ce que tu peux nous en dire un peu plus sur peut être ces thématiques là? Pourquoi celles-ci ainsi que toutes celles que j’ai oublié?

 

Cindy: [00:15:26] Je pense que tu fais allusion, en parlant de harcèlement et de grossophobie, à mon premier roman réaliste, qui est sorti donc il y a quelques années chez Scrineo, et qui s’appelle La Lune est à Nous. C’est un des romans les plus personnels que j’ai pu faire : non seulement il se passe en Belgique, dans la région où j’ai fait mes études, mais aussi il parle de choses qui me sont arrivées ou que j’ai vécues par le biais d’une personne qui m’était proche. Et par là, il y avait le besoin, quelque part, d’exorciser ce qui m’était arrivé, de parler des sentiments que j’avais à ce moment-là, et aussi, de toucher à des thèmes qui sont malheureusement encore toujours prégnants dans la société, à savoir le cyberharcèlement et la grossophobie. Après, pour parler de thèmes qui sont forts, d’abord, je te remercie de considérer que je parle de thèmes forts et qui, en plus, ne sont pas au détriment des intrigues. Ce n’est pas donné à tout le monde, donc merci. Le Young Adult est un peu le vecteur qui me semble essentiel. Comment justement parler de ces thèmes si on n’en parle pas aux esprits des jeunes générations qui se retrouvent confrontées à ce genre de problème?

En parler à des adultes, des 30 40 ans et qui n’ont pas du tout le même regard, ni le recul que j’ai maintenant sur ce qui m’est arrivé quand j’avais 15, 16 ans, ce n »est pas le même discours et ça n’aura pas la même portée. Donc oui, autant le faire pour les esprits de la jeune génération, de maintenant et celle d’après – là c’est être très positive sur l’avenir de mes bouquins ! Autant toucher justement certains esprits et essayer de les faire réfléchir sur ce qui se passe maintenant dans leur réalité. Je souhaite attirer leur attention sur le fait qu’il existe plein de réalités et que ce n’est pas parce que la société nous vend un seul standard qu’il n’en existe pas d’autres qui ne sont pas tout aussi valables et valides. Ne pas être blanc, être mince, beau comme on peut nous le vendre au quotidien. Pour moi, c’est important de le dire.

Tous Debout, son roman sur le harcèlement

Question diversité, j’ai co-écrit récemment #TousDebout avec Agnès Marot et sorti chez Hugo New Way. Je pense aussi que la question, justement, de traiter d’autres réalités que la sienne, de parler de problèmes qui ne nous touchent pas forcément, mais qui, en tout cas, nous interpellent, se pose de plus en plus à des créateurices. Et parce qu’on se rend compte de la diversité du monde qui est autour de nous et qu’on se dit qu’on ne peut pas la nier totalement. Pour la plupart d’entre nous, je pense qu’on n’a pas forcément envie de se dire qu’on va peupler notre intrigue avec toujours le même genre de personnage. Comme je l’ai dit, blanc, jeune, mince, etc. Ce n’est pas mon style et je n’ai pas envie de parler constamment de ça. Mais encore faut-il bien en parler. Ne pas choquer, ne pas blesser les personnes concernées. Et ça, je pense que c’est un exercice qui s’avère en fait très difficile.

Il y a de plus en plus d’auteurices qui, peut-être, n’osent pas en parler de vive voix. Et je les comprends tout à fait parce que sur les réseaux sociaux, on a vite fait de déformer ce qui pourrait passer pour une honnête demande de renseignements et d’information. On sait les excès des réseaux sociaux en la matière. Mais je pense que pour cet exercice, surtout pour désapprendre tout ce qu’on nous a inconsciemment appris, tout ce qu’on nous a inconsciemment mis dans la tête et que nous conservons au fil des années, il faut d’abord réapprendre, se dire : « comment aborder ces autres réalités, comment les aborder de manière respectueuse, comment refléter la diversité de nos sociétés » sans renforcer des préjugés qui pourraient s’avérer blessants pour les personnes concernées. Je pense que ce sont des questions essentielles qui vont nous concerner et auxquelles on doit trouver des réponses parce que, justement, il n’est plus possible d’avoir toujours un seul type de personnage dominant.  Il faut aussi que nous puissions mettre d’autres types de personnages, mais encore faut-il le faire respectueusement. Et la question, je pense, va apporter des réponses multiples, variées.

Les conseils de Cindy à ce sujet

Ingrid: [00:21:26] Je te rejoins complètement là dessus, je trouve que c’est même quand on est dans le « standard » où justement on est une personne blanche, sans soucis, etc. Comment on aborde ces thématiques là? Et c’est vrai que c’est vraiment pas un exercice très facile. Pour l’avoir essayé, pour essayer de transmettre certaines valeurs, mais sans en faire trop et en même temps, être une alliée et pas du côté, comme tu le dis, qui renforce les préjugés. C’est vraiment un exercice assez difficile. As-tu des conseils à ce sujet ? Comment parler de ces thèmes qui sont très forts et qui, parfois, ne nous concernent pas entièrement ?

 

Ecrire un roman en étant LGBTQIA+

Cindy: [00:24:13] Mais je pense aussi que, d’une part, on peut avoir l’air d’être une majorité tout en faisant partie d’une minorité. Comme dans mon cas car je fais partie de la minorité LGBTQIA+. De un, ce n’est pas inscrit sur mon front et de deux, il faudra se méfier des apparences. Et cela vaut pour pas mal de créateurices également. Il faut attendre et apprendre avant de vouloir poser une étiquette sur la personne en question. Ça, c’est un débat qui est centenaire, voire millénaire. Et d’autre part, ce que tu dis aussi sur le fait de respecter les sensibilités de chacun. Il faut bien se dire que le vécu des personnes qui appartiennent à ces minorités, du moins à ces communautés, est multiple et varié. On ne peut pas dire : Voilà la seule expérience, ça c’est le socle commun. Et c’est là aussi que l’exercice se complique réellement. Je n’ai pas de méthode à donner moi-même. J’ai certainement fait des erreurs et je m’en suis déjà excusé.e quand on me l’a fait remarquer, donc je n’ai pas forcément de leçons à donner. J’ai simplement cité des réflexions, des questions qui me traversent l’esprit à chaque fois que je me mets à l’écriture. Comment traiter cette question? On dit effectivement qu’il faut écouter beaucoup les personnes concernées pour refléter leur diversité, leur multiplicité d’expériences. Après, je pense qu’il faut aussi parfois avoir l’humilité, la force aussi de reconnaître que même si tel ou tel thème, tel ou tel personnage nous appelle, on n’a pas forcément les mieux placés pour en parler. Et peut être qu’une personne de cette communauté ou qui ressentirait plus cette expérience que nous, sera plus à même de le faire. Ce sont des questions très délicates à poser et je pense qu’il faudrait des heures et des heures pour en parler. Mais je me suis déjà fait la réflexion. Par exemple, dans « La Lune est à Nous » je mets en scène une jeune fille noire qui s’appelle Olivia. J’ai eu l’impression de l’avoir fait avec tout le respect possible, mais peut-être qu’un.e lecteurice aura un autre avis que moi sur cette question. Je ne regrette absolument pas de l’avoir fait. C’est aussi valable pour les personnages de #TousDebout. Mais, je me suis déjà dit que quelqu’un d’autre aurait peut-être pu le faire avec beaucoup plus de sensibilité et de justesse que moi. Il faut aussi en tenir compte quand on parle justement de ces thèmes. Je n’ai pas forcément de conseil ou de recommandation à donner, juste des pistes de réflexion.

 

Ingrid: [00:25:32] Ça m’évoque pas mal de choses que tu dis, notamment déjà sur le fait qu’on n’est pas toujours confiant dans ce qu’on fait. Et en plus, là, on peut être aussi même se questionner sur notre légitimité à écrire ce livre là. Surtout quand c’est des thématiques qui nous font vibrer, comme celles que toi tu abordes. Est ce que toi, du coup, ça a posé ce genre de soucis pour ta confiance en toi ?

Ecrire sur des thèmes forts : comment avoir la confiance pour s’y attaquer ?

Cindy: [00:26:10] En fait, je venais d’avoir fini la saga des Outrepasseurs. J’avais véritablement envie de changer de registre. Ça m’arrive régulièrement. J’ai souvent besoin d’aller voir ailleurs, de me dire « et si je faisais ça? » Je suis quelqu’un qui est un peu touche-à-tout et mon agente en sait quelque chose. J’aime lui faire faire des tournants à 180 degrés ! Je pense que ça s’est plutôt bien passé dans l’ensemble, pour ma confiance en moi. Forcément, elle s’est renforcée au cours de ma carrière puisque j’ai appris des choses et emmagasiné pas mal d’expérience au contact des professionnels de l’édition. Toutes mes éditrices m’ont apporté quelque chose. Donc effectivement, ma confiance en moi s’est renforcée. Sur les questions de diversité, je pense que ça n’a rien à voir avec la confiance en soi. Je dirais plutôt que ça m’a donné la confiance en moi nécessaire afin de m’ouvrir au questionnement, de me sonder, de se dire « tu écrivais peut-être d’une certaine manière, maintenant, tu te rends compte qu’il y a d’autres questions qui viennent à l’esprit avant même d’aborder l’histoire ». Et donc, je pense que ce n’est pas une question de confiance en soi, c’est plutôt une question de respect envers les autres.

 

Cindy: [00:28:34] Ensuite il y a les questions à se poser en tant qu’écrivain : est ce que l’intrigue est bien menée? Et puis, il y a les questions de style. J’ai envie de dépeindre le monde tel qu’il est maintenant, mais forcément, je vais me frotter à des questions auxquelles je ne suis peut-être pas ou peu habitué, ou j’ai un certain point de vue dessus. Mais avec l’expérience, j’ai une base sur laquelle maintenant je me fonde de plus en plus pour me dire ce que je peux tenter, quelle histoire je peux écrire et comment je vais y arriver. Parce que là où j’ai évolué dans mon parcours et peut être justement gagné suffisamment de confiance en moi pour me dire : cette aventure-là, je ne la tenterais pas, ou alors d’un autre point de vue.

 

Ingrid: [00:29:37] Cela me fait penser à l’épisode 10 du podcast avec Aurélie Wellenstein. Ses romans, c’était son moyen de faire passer son message. Mais au travers de ces intrigues là, justement, ces histoires là, les thématiques étaient en toile de fond, elle misait tout sur une intrigue haletante, etc. Je ne sais pas si ça te parle, parce que c’est vrai que tu abordes des sujets très graves. Mais on pourrait vraiment, en mettant des guillemets, les mettre un peu de côté et obtenir une histoire tout à fait bien construite. Est-ce l’histoire qui te vient en premier lieu?

 

Cindy: [00:30:24] Ce sont les personnages qui viennent en premier. Ce sont eux qui commencent à « parler », au risque de paraître un peu Jeanne d’Arc ! Pour La Lune est à Nous, j’ai tout de suite eu Max et Olivia en tête. Et à partir de ces personnages, je commence à les interroger, à trouver leur histoire. Maintenant, je comprends tout à fait Aurélie, et je pense que ses intrigues sont haletantes. C’est une écrivaine que j’admire beaucoup et que je lis toujours avec plaisir. Et c’est clair qu’en fait, on a la mission de divertir les lecteurices, de leur dire « avec ce roman, tu vas passer un très bon moment ». Et en même temps, on peut se dire ce divertissement peut aussi être consacré à apprendre quelque chose, ou à faire réfléchir, à donner des pistes de réflexion. Moi, ce sont des romans tels que ceux là qui font plus réfléchir. Quoi qu’ils me disent, c’est extrêmement fort. Un peu comme si on vous mettait une claque ! en plus doux, plus atténué, mais j’ai envie de ces moments là.

 

Ingrid: [00:32:24] Je suis d’accord avec toi et je trouve qu’en plus, le fait de vivre une histoire pendant de nombreuses heures, du coup, n’a pas du tout le même impact sur nous que de lire, par exemple, un article sur le sujet pendant 5 minutes. Et c’est ce que je trouve génial avec le fait de démarrer des romans dans ces univers là, c’est que c’est encore plus puissant parce qu’on va passer par les mêmes émotions que les personnages.

Exemple de roman LGBTQIA : May the best man win

Cindy: [00:32:44] Exactement. Et quand on parle de mes lectures récentes, justement Young Adult, et plutôt anglophones. J’ai eu l’occasion de pouvoir aussi développer mes propres réflexions sur ma propre identité, puisque j’ai dit que j’étais une personne non binaire. Ça veut dire que je me reconnais ni du pôle masculin et féminin. J’ai lu récemment le livre May the best man win par Z.R. Ellor.

J’ai appris énormément sur la transidentité, sur le fait de pouvoir aussi se dire : Comment est ce qu’on peut se positionner dans une société qui renforce tellement le fait de devoir être binaire, de devoir se dire je suis ceci ou cela ? On se reconnaît pas justement dans cette majorité. Et c’était hyper intéressant de voir le parcours dans l’univers des campus américains, de ces deux personnages dont l’un, justement, est trans. Ça m’a permis aussi de m’ouvrir l’esprit et de me poser les questions que les personnages se posaient eux-mêmes. Et tout cela, en fait, ça fait son chemin. Non seulement dans ma réflexion personnelle, mais aussi dans la réflexion de créateurice. On en revient à la lecture, qui est toujours en arrière plan des questions et réflexions.

 

Ingrid: [00:32:56] C’est très intéressant comme partage parce que ça peut s’appliquer à plein d’autres questionnements qu’on peut avoir. Je pense encore une fois à Aurélie Wellenstein qui parle d’écologie. Pareil, au travers d’un roman, mais en nous racontant une histoire, en nous plongeant dans un certain univers où a eu lieu un désastre écologique, etc. Je pense que ça peut concerner du coup tout auteur. Aujourd’hui, quel message je veux transmettre? On n’est pas obligé d’écrire, un brûlot engagé, au contraire. Peut être que moins il sera brûlant, plus il sera accessible, même si on est dedans dès les trois premières lignes, et les partis pris sont très forts. Ça marchera peut être moins bien que si on fait progresser petit à petit sur le livre entier.

 

Cindy: [00:35:49] En même temps, ce roman-là était sensible, il était juste, il faisait réfléchir. Il m’a beaucoup fait rire aussi. Et en même temps, je pense qu’il était brûlant dès la première ligne parce qu’on sentait tout de suite à quel point l’auteur avait lui même subi ce qui arrive à son personnage. Sentir à quel point ça lui touchait à cœur, de pouvoir développer ce thème, à quel point son expérience et celle du personnage se liaient. Peut être que c’est moi qui fais un transfert, mais je pense que ça se lisait entre les lignes.

On sent quand ça vient des tripes, quand ça vient du cœur. En fait, à ce moment là, entre le personnage, lea auteurice et lea lecteurice c’est un peu un manège à trois qui est pour moi extrêmement fort quand ça se produit. Et notamment, il y avait un passage qui, pour moi, est très puissant sur la transidentité. En fait, un des personnages principaux participe à des débats estudiantins, comme ça peut se produire sur les campus américains. Puisque le personnage est trans, le professeur lui dit : « Voilà, tu vas débattre la question des droits des trans » (comme si c’était le seul sujet dont il pouvait parler !) L’élève monte sur le podium et dit une seule phrase: « ce n’est pas une question à débattre, ce sont des droits humains. Et quiconque remet ça en question n’émet pas son opinion, il se prononce contre ces droits et est donc transphobe».

Je pense que ça résume tout. On n’a pas à débattre de l’existence des personnes trans et de leurs droits. On a juste à l’accepter.

 

Ingrid: [00:38:12] Et c’est très fort, je pense, et ça sent le vécu chez la personne, pas forcément dans ce contexte.

 

Cindy: [00:38:19] Oui, mais voilà, il n’y a rien à dire. Il y a juste à l’accepter. Je pense qu’il l’a très, très bien formulé sans en faire des tonnes. C’était le genre de scène qui te reste en mémoire par la suite.

L’équilibre entre engagement et histoire

Ingrid: [00:36:31] C’est vrai que quand je disais « brûlot », je pensais justement à l’équilibre, entre l’histoire et le fait d’écrire avec les tripes, comme tu le dis très bien. Est ce que tu vois des difficultés à écrire avec tes tripes, avec une certaine colère envers les injustices ou même simplement des valeurs très, très fortes, et le fait que ça doit quand même rester lisible, bien clair pour un lecteur qui n’est pas du tout de ce monde là, de cette réalité là ?

 

Cindy: [00:38:59] Il faut aussi respecter l’intrigue et les personnages. Parce que c’est peut être le souci, c’est que si on l’écrit avec ses tripes, avec son coeur, on met tout son vécu … Il ne faut pas oublier qu’on est là d’abord pour exploiter une intrigue, pour exploiter un personnage, pour parler à travers lui. Parce que si à un moment donné il y a une fausse note dans l’ensemble qu’on est en train de créer avec cette histoire, ça se verra. Je suis en train pour le moment de relire Anatomie du scénario de Truby. Je l’avais lu il y a quelques années. Mais bon, c’est vrai que la méthode très anglophone peut être très dogmatique. Le fait de dire « Je vais vous enseigner la bonne méthode pour écrire une histoire » ça peut refroidir. Mon esprit est assez rebelle sur ce coup là.

Mais je l’ai repris parce que je trouve qu’il y a quand même des trucs très intéressants, et notamment celui ci où je suis parfaitement d’accord avec lui : « L’histoire est un ensemble organique. Ça doit couler de source. Du début à la fin. » On peut dire que ce ne plaira pas à tout le monde et c’est très bien. On n’a pas l’obligation de faire une histoire pour tout le monde. Mais on a peut-être l’obligation, entre guillemets, d’avoir une histoire qui tient la route, qui est stable et qui, comme dirait Truby, est un ensemble organique du début à la fin où il n’y a pas justement de fausse note, de détour, qu’on voit tout de suite, parce que ça se produit un son discordant. C’est comme si vous écoutiez le plus bel orchestre du monde, une superbe symphonie et qu’un moment donné, il y a une fausse note. Vous allez l’entendre, même inconsciemment.

Je pense qu’il y a aussi tout simplement le respect des lecteurices. Il faut pouvoir juguler son enthousiasme et le mettre au service de l’histoire. Et le fait d’écrire avec ses tripes n’exclut pas du tout l’idée d’être subtil. Au contraire, je pense que l’on peut tout à fait faire passer un message comme je viens de dire avec la scène qui fait une ou deux pages, mais elle résume tout. Cela n’exclut rien, on peut écrire avec ses tripes, avec son cœur et en même temps servir une très belle histoire.

Suite de la retranscription : Cindy Van Wilder : ses conseils aux jeunes auteurs

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