Hello, collègue écrivain ! Dans cet article, je voulais te parler des différentes erreurs que j’ai commises quand je débutais en écriture, ou vues chez les écrivains débutants, et de comment y remédier.

Avant tout, cet article est destiné à t’aider à te situer. Si tu fais l’une de ces erreurs, cela ne remet pas en cause ta façon d’écrire ! Mais cela pourra peut-être te faire progresser un peu différemment. Je te rappelle que la confiance en soi est indispensable pour écrire un roman en entier, jusqu’au point final : la motivation ne suffira pas ! Donc si tu vois que ta confiance est menacée par la lecture de cet article, arrête-toi de lire et fonce assister à cet atelier qui t’apprendra à prendre confiance en toi pour écrire !

Erreur # 1 : Les personnages « coupe de cheveux + couleur d’yeux »

Créer un personnage, ce n’est pas une couleur de cheveux et/ou d’yeux, comme on a tous eu tendance à le faire au début. Il a une attitude, des détails, cicatrices, façons de parler, accent, bijoux, tenue particulière, démarche, odeur … qui le rendent vivant ! Donner ces précisions donnera plus de corps à votre récit et immergera mieux le lecteur. Il en va de même pour les lieux, objets … les détails les rendent vivants !

# 2 : Les dialogues avec 10 verbes de paroles différents

Charles-Edouard regarda Bernadette, les yeux ronds.

« Mais … où est passé Théophile ?

— Bah, j’en sais rien, moi ! C’est toi qui devais le surveiller !

— Je sais, mais … j’ai eu un appel …

— Comme d’habitude ! Un appel par-ci, une urgence par-là ! Allez pousse-toi, il doit être à la balançoire. »

Tu visualises la scène, non ? pas besoin de mettre des « demanda-t-il, rétorqua-t-elle, bredouilla-t-il, cria-t-elle en le poussant » ? Alors il en va de même pour les dialogues. Bien sûr, parfois c’est nécessaire, surtout s’il y a plusieurs personnages, mais la règle reste la même : mets juste le strict minimum !

#3 : Les passages encyclopédiques (ou infodump)

J’ai récemment coaché un jeune écrivain qui avait une forte tendance à décrire absolument tous les éléments de son univers d’un ton encyclopédique, du papier peint de la salle du palais à la coupe de cheveux de la guichetière en casant de temps en temps une leçon d’histoire (il y a 500 ans, le pays Bidule avait été envahi par Truc …) sans que jamais l’on ne connecte ces éléments à l’histoire en cours. Cela arrive également dans des romans publiés, et parfois, ça s’intègre bien, mais d’autres … ça tombe à plat ! Un lecteur aura besoin de comprendre pourquoi tu racontes ça, quel est le lien avec l’intrigue. Imagine-toi en train de lire le paragraphe dans un autre roman, si tu as un doute !

#4 : L’effet « t’as tout loupé »

« Jennifer, époustouflée d’apprendre que la bataille avait eu lieu et que les gentils avaient triomphé des méchants au bout d’un épique combat de vingt jours, s’écria : Incroyable ! »

Détrompe-toi, cela arrive très souvent dans les manuscrits des auteurs en herbe, et parfois dans des romans très sérieux. Parfois, quand une scène s’annonce un peu compliquée, on va préférer la passer sous silence via une ellipse, un résumé … pour diverses raisons : syndrome de l’imposteur, peur de rater la scène, manque de clarté sur la scène en question … Mais souvent l’effet est pervers : le lecteur a l’impression d’être passé à côté de l’action, d’une scène clé.

 

Pas de panique : plus tu écriras, plus tu y arriveras !

#5 : Le manque d’émotion

Cela peut être un choix de l’auteur de ne pas forcément raconter les ressentis de son personnage, notamment s’il a choisi le point de vue externe. Néanmoins, pour les autres points de vue, il est important de mettre le maximum d’émotions dans son récit ! Cela permettra au lecteur de :

  • mieux comprendre les personnages et leur évolution
  • retenir les informations clés (la bataille de -2453 sera mieux retenue par le lecteur si tu lui parles des nombreux guerriers valeureux y ayant perdu la vie !)
  • réaliser les différents conflits et enjeux de l’intrigue ! Si tu vois un personnage bouleversé suite à un événement, tu réaliseras aussitôt l’impact de ce fait, bien plus qu’en lisant « Cet événement était très important, parce que … ».

#6 : Se mettre des objectifs trop ambitieux

Passons aux erreurs qui ne concernent pas les techniques d’écriture. Et celles-ci sont mes préférées, car elles sont très simples à résoudre !

Je le répète régulièrement sur le groupe Facebook J’écris un Roman : les meilleurs objectifs d’écriture sont ceux qui sont concrets et atteignables.

Ils te permettront de réussir régulièrement tes objectifs, et c’est le must pour la confiance en soi ! Retiens bien cela : pour garder le cap et écrire un roman en entier, tu dois t’entraîner à réussir tes objectifs, et non les rater. Par exemple, « corriger 14 scènes cette semaine » quand tu en fais habituellement 3 ne servira qu’à te décourager, alors que « corriger 2 scènes » t’aidera à te situer, et à réussir malgré les imprévus ! A ce sujet, je te conseille vraiment l’épisode de podcast La motivation pour écrire ne sert à rien.

#7 : Croire en la motivation

Hé oui, cela peut sembler bête, mais on l’a tous faits : croire qu’écrire un roman dépendait de notre capacité à rester motivé pour écrire. La motivation, c’est bien au début, mais elle s’essouffle au bout de quelques semaines, voire jours ! Alors, voici plutôt ce que je te recommande pour écrire un roman en entier :

  • écouter l’épisode de mon podcast La motivation pour écrire ne sert à rien, où je t’explique tout à ce sujet !
  • adopter un état d’esprit positif : en te fixant des objectifs atteignables et en les réussissant régulièrement, en étant bienveillant.e envers toi-même, en t’accordant des récompenses …
  • prendre confiance en toi : en échangeant avec des écrivains comme toi, en faisant relire tes extraits, mais aussi via le point suivant !

Pour ma part, la récompense a toujours été le thé !

#8 : Adopter une méthode de préparation qui ne nous convient pas

Peut-être es-tu tombé.e sur un article indiquant que la méthode flocon était LA façon de boucler un roman, ou sur des conseils d’écriture ultra techniques alors que tu avais simplement besoin d’être rassuré.e. Ou bien t’es-tu lancé.e en improvisant totalement, avant d’abandonner par manque de clarté sur ton intrigue !

C’est normal de faire ce genre d’erreur quand on débute ! Et il n’y a pas de mauvaise méthode de préparation de roman : simplement, mieux vaut trouver une méthode qui te convienne, qui équilibre improvisation et préparation selon TES besoins. Si cela t’intéresse, j’ai créé un petit test pour savoir quelle méthode te convient : tu le retrouveras au sein du mini-cours gratuit Destination Point Final : la méthode pour écrire un roman en entier !

Et toi, quelles erreurs d’écrivains débutants penses-tu avoir commises à tes débuts ?

Pour aller plus loin :

10 conseils pour écrivains débutants

Commencer à écrire un roman : les clés pour enfin se lancer